Tune In 101

Kempis 2 

Thomas a Kempis (1380-1471): Imitatio Christi

TUNE IN n° 101 (français)

Ces ‘TUNE IN’ sont des réflexions spirituelles hebdomadaires pour les artistes. Veuillez bien les transmettre à d’autres artistes, ou bien les indiquer sur Facebook.

Jean 8,12

«Celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres, mais il aura la lumière de la vie.»

Pour la troisième et dernière fois nous laissons Thomas à Kempis s’exprimer ici, dont l’ouvrage « Imitation du Christ » est l’un des livres chrétiens les plus lus des cinq cents dernières années. Fait intéressant, il y a un endroit où il s’adresse aux artistes. L »Imitation du Christ » manque sans doute d’équilibre dans son appel à renier le «monde» et ses plaisirs. Mais à une époque où l’hédonisme, l’égoïsme, et le désir de réussite sont fêtés (une fois de plus – comme en 1418!), elle apporte un correctif important dans l’esprit de l’Evangile. Thomas à Kempis est si profondément saisi par Jésus-Christ et son amour que la recherche d’un bonheur superficiel et «terrestre» ne compte plus pour lui.

«On demande d’un homme: Qu’a-t’il fait ? Mais s’il l’a fait par vertu, c’est à quoi l’on regarde bien moins.
On veut savoir s’il a du courage, des richesses, de la beauté, de la science, s’il écrit ou s’il chante bien, s’il est habile dans sa profession;
mais on ne s’informe guère s’il est humble, doux, patient, pieux, intérieur.
La nature ne considère que le dehors de l’homme; la grâce pénètre au-dedans.
Celle-là se trompe souvent; celle-ci espère en Dieu pour n’être pas trompée.» (III,31)

«Ne poursuivez pas cette ombre qu’on appelle un grand nom; ne désirez ni de nombreuses liaisons, ni l’amitié particulière d’aucun homme.
Car tout cela dissipe l’esprit et obscurcit étrangement le coeur.
Je me plairais à vous faire entendre ma parole et à vous révéler mes secrets si vous étiez, quand je viens à vous, toujours attentif et prêt à m’ouvrir la porte de votre coeur.
Songez à l’avenir, veillez, priez sans cesse, et humiliez-vous en toutes choses.» (III,24)

«Grâces vous soient rendues, à vous de qui découle tout ce qui m’arrive de bien.
Pour moi, je ne suis devant vous que vanité et néant, qu’un homme inconstant et fragile.
De quoi donc puis-je me glorifier ? Comment puis-je désirer qu’on m’estime ?
Serait-ce à cause de mon néant ? mais quoi de plus insensé ?
Certes, la vaine gloire est la plus grande des vanités, et un mal terrible, puisqu’elle nous éloigne de la véritable gloire, et nous dépouille de la grâce céleste.
Car, dès que l’homme se complaît en lui-même, il commence à vous déplaire; et lorsqu’il aspire aux louanges humaines, il perd la vraie vertu.» (III,40)

«Tout ce que nous avons en nous, dans notre corps, dans notre âme, tout ce que nous possédons et au-dedans et au-dehors, dans l’ordre de la grâce ou de la nature, c’est vous qui nous l’avez donné; et vos bienfaits nous rappellent sans cesse votre bonté, votre tendresse, l’immense libéralité dont vous usez envers nous, vous de qui viennent tous les biens.
Car tout vient de vous, quoique l’un reçoive plus, l’autre moins; et sans vous nous serions à jamais privés de tout bien.
Celui qui a reçu davantage ne peut se glorifier de son mérite, ni s’élever au-dessus des autres, ni insulter celui qui a moins reçu; car celui-là est le meilleur et le plus grand, qui s’attribue le moins, et qui rend grâces avec plus de ferveur et d’humilité.
Et celui qui se croit le plus vil et le plus indigne de tous est le plus propre à recevoir de grands dons.» (III,22)

«Ainsi, tout ce qui se présente de désirable à votre esprit, vous devez le désirer toujours et le demander avec une grande humilité de coeur, et surtout avec une pleine résignation, vous abandonnant à moi sans réserve et disant:
Seigneur, vous savez ce qui est le mieux; que ceci ou cela se fasse comme vous le voulez.
Donnez ce que vous voulez, autant que vous le voulez et quand vous le voulez […]
Placez-moi où vous voudrez et disposez absolument de moi en toutes choses.
Je suis dans votre main, tournez-moi et retournez-moi en tout sens à votre gré.
Voilà que je suis prêt à vous servir en tout. Car je ne désire point vivre pour moi, mais pour vous seul […].»
(III,15)

«Il n’est point d’amis qui puissent me servir, point de protecteurs qui me soient de secours, ni de sages qui me donnent un conseil utile, ni de livre qui me console, ni de trésor assez grand pour me racheter, ni de lieu assez secret pour m’offrir un sûr asile, si vous ne daignez vous-même me secourir, m’aider, me fortifier, me consoler, m’instruire et me prendre sous votre garde.» (III,59)

L’Imitation du Christ – texte intégral (traduction Abbé Félicité de Lamennais)

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